John Fante

par ksf  -  25 Janvier 2010, 11:47  -  #Littérature

Arturo Bandini, fils d’émigrés Italiens plutôt sûr de lui, joueur, jouisseur, habile discoureur, en quête de réussite. Bandini est le premier roman publié, en 1938, par John Fante. Il pose la première pierre d’un cycle autobiographique constitué de La route de Los Angeles, Demande à la poussière, et Rêves de Bunker Hill. Bandini est un personnage qui tend à toutes les extrêmes, c’est un “jusqu’auboutiste“. De l’art, des femmes, une philosophie de la vie, -souvent border-line-, Bandini/Fante, est un héro incomparable.

Son héro et alter égo nous entraîne dans une vie libre comme l’art. L’art d’écrire notamment, ce que Fante maîtrise incontestablement. Une œuvre forte et passionnée, où il mêle vérités et mensonges, avec simplicité et humour. Et ce n’est jamais trop, il suffit de lire quelques lignes pour avoir envie de tout lire. Fante a ce pouvoir de l’écriture efficace, sans “faux-cols“, il dépeint ses émotions comme personne.
John Fante, fils d’immigrés Italiens -son père était un entrepreneur en maçonnerie, buveur et violent-, est né en 1909 dans le Colorado. Très jeune, il s’est passionné pour la littérature et s’est mis à écrire des nouvelles. Charles Bukowski, qu’il a influencé dans son écriture, fut à l’origine de la réédition de ses livres. Un conseil : il faut tous les lire !

"Un jour, j'ai attrapé un livre, je l'ai ouvert et c'était çà.. Je restai planté un moment en le lisant, comme un homme qui a trouvé de l'or à la décharge publique... Les phrases coulaient si facilement à travers la page, c'était comme un flux. Chaque ligne avait son énergie. La vraie substance des phrases donnait une forme à la page comme si elle était sculptée. Enfin je découvris un homme qui n'avait pas peur de l'émotion. Le début de ce livre me fit l'effet d'un miracle énorme et violent. Le livre était "Demande à la poussière" et l'auteur John Fante. Toute ma vie son influence a illuminé mon travail...  Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. Peu de temps après avoir lu ses livres, j'ai commencé à vivre avec une femme qui était une plus grande ivrogne que moi, nous avions de grandes bagarres, souvent je lui criais : "Je ne m'appelle pas f... de p.. , je m'appelle Bandini, Arturo Bandini !". Fante était mon dieu. 
Charles Bukowski

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ksf 14/12/2011 15:58

Lire, lire, et relire Fante !